Népal 

Un des pays les plus pauvres au monde, après l’Afrique

Un quart des personnes vit en dessous du seuil de pauvreté. Ceci s’explique en partie par une forte augmentation démographique (population multipliée par quasiment 4 en 70 ans) pour une faible croissance économique, d’où un chômage massif. Et le Népal 

Où logeons nous?

Nous avons d’abord réservé 2 nuits par Airbnb dans une petite homestay, pas très loin du quartier du Thamel, quartier devenu touristique par excellence. Toutes les agences de voyage, d’organisations d’expéditions et boutiques d’équipements s’y trouvent.

Notre chambre est parfaite pour 11 euros par nuit, avec une petite salle de bain privative. La famille parle d’ailleurs très bien le français; ils ont également une petite agence de voyage.

 

Petit havre de paix au cœur de Katmandou

Nous rejoignons ensuite Dhan qui gère l’hôtel Sampada Garden, un bel endroit pour se reposer durant quelques jours de nos dernières semaines. Dhan gère également une agence de trek Ethic Himalay Trek.

Stupa de Bodanath

Bodhnath, est peuplée de nombreux tibétains qui avaient fui après l’invasion chinoise.Il s’y dresse la plus grande stupa du pays, avec une circonférence d’une centaine de mètres, datant du XIV° s. Le Stupa abriterait les cendres de Kashyapa, le prédécesseur du bouddha Sakyamuni. Tout est symbole dans la construction de ce Stupa resplendissant, rénové suite au séisme de 2015.

Ses bâtisseurs l’ont inscrit dans un mandala, c’est à dire une figure où domine le cercle qui est la base du Stupa; il symbolise l’eau. Il est entouré de carrés : la Terre. La tour qui surmonte à coupole représente le feu. La couronne figure l’air et l’espace.Ainsi se superposent les cinq éléments de la symbolique bouddhique.Les 13 marches qui séparent la coupole de la couronne symbolisent les 13 stades qui  permettent l’accès à la connaissance parfaite, appelée Bodhi, d’où le nom de la ville Bodhnath. Voilà vous savez tout, ou presque !

Nous avons passé une nuit dans la guesthouse de Pal Rabten Khansar, attenante à un des nombreux monastères de la région, à 2 pas du Stupa.. Nous avons pu ainsi l’admirer éclairé de nuit et tôt le matin assister au défilé incessant des pèlerins qui marchent autour dans le sens des aiguilles d’une montre. Toujours au pas de course, ces pèlerins m’ont rappelé la Kora du Jokhang à Lhassa, au Tibet.

Et comme c’était jour de pleine lune, il y avait des colliers de fleurs orange accrochés tout autour du Stupa. Il y a eu également énormément d’offrandes de chaux et de drapeaux de prières. Le lendemain, on a pu voir comment les népalais grimpaient avec leur fardeau de drapeaux pour aller les accrocher au vent. La chaux, couleur orangée était également déversée comme un enduit sur la coupole.

Coïncidence des rencontres

Au petit matin, je suis donc allée près du Stupa, faire tourner les moulins de prières, m’immerger dans l’atmosphère des pélerins et prendre des photos. Un moine qui a croisé mon regard m’a alors saluée d’un geste amical de sa main alors qu’il tournait autour du stupa. Étonnée, mais je me suis dit qu’il faisait peut être cela avec les étrangers, par sympathie …Quelques tours plus tard, il vient alors à ma rencontre et m’explique qu’il m’a reconnue. Il m’avait déjà vue à Lhassa au monastère Jokhang alors qu’il y faisait son pèlerinage . Il vit actuellement dans un monastère près du mont Kailash et est en train d’effectuer divers pèlerinages, comme il se doit dans la vie de tout moine bouddhiste. Du coup, il me propose de le suivre et me fait découvrir différents endroits de recueillement pour les boudhistes! Incroyable cette rencontre…1200 km se sont écoulés depuis Lhassa! Il m’offre 2 bracelets dont un pour Francis, bracelets portés par les boudhistes, et des brins de fleurs « bénis ».

Pashupatinath,  Temple sacré hindou et lieu de crémation

En 1987, lors de notre tout premier voyage en Inde, nous nous étions rendus à Bénares, ville sacrée au bord du Gange. À « l’époque », âgés de 23 ans seulement, nous découvrions le rituel des crémations hindoues. Cette expérience humaine nous avait profondément interpellés . À Katmandou, l’endroit tout aussi sacré pour les népalais hindous est Pashupatinah: centre de crémation et pèlerinage au bord de la rivière Bagmati qui se jette dans le Gange.Il y a un temple dédié à Pashupati, incarnation de Shiva en tant qu’incarnation de « maître des animaux». Il abrite un gigantesque taureau de bronze doré , la monture céleste de Shiva. Le temple n’est pas accessible aux touristes et non hindous, mais on n’arrive à l’entre-apercevoir cette depuis une terrasse située plus en hauteur.

 


Mourir, c’est renaître…

Nous avons redécouvert cette atmosphère très particulière qui questionne sur notre différence entre occidentaux et orientaux sur notre rapport à la mort. La mort est considérée comme partie intégrante de la vie, une étape préliminaire à l’autre… car mourir au Népal, c’est aussi renaître ! Cela peut paraître surprenant comme lieu de visite car en Occident, la mort est généralement un sujet tabou. Et c’est là que nous mesurons le «chemin» parcouru depuis plus de 20 ans. Avoir été confrontés à plusieurs reprises à la mort de proches, en avoir accompagnés jusqu’à leur ultime souffle nous a donné un autre regard . Le cancer est  également un sacré détonateur pour apprécier la vie, tout en ayant conscience de la mort inévitable que nous connaîtrons tous.
Ce lieu reste néanmoins très animé entre les pèlerins, les vendeurs aux abords qui proposent tout ce qui est nécessaire à la crémation: bois, pétales de fleurs, encens, poudre de couleurs, chapelets, plume de paons… les singes qui se faufilent de temple en temple, ceux qui viennent prier, les touristes (et oui…)…

A l’entrée du site, un droit d’entrée de 7 € est demandé. Au moment où nous étions en train de régler, nos regards se sont tournés vers l’arrivée d’une ambulance. Un vieillard très amaigri est déchargé en brancard; en fait, nous comprendrons que les personnes mourantes souhaitent venir terminer leur vie au pied du Bagmati, proche de leur futur lieu de crémation.

Le rituel hindou de la crémation est un très codifié et rempli de mysticisme. Ce sont les brahmanes qui dirigent et accompagnent toute la famille rassemblée autour du défunt. Le défunt est enveloppé dans un linceul jaune. Il est d’abord déposé prés de la rivière et la famille vient l’asperger de cette eau sacrée pour le purifie.Les terrasses destinées à la crémation sont appelées ghâts. Les membres de la famille font trois fois le tour du bûcher en portant le corps, puis le déposent sur le bûcher et le recouvrent de paille. Le feu est allumé près de la bouche par le fils aîné. Le corps s’embrase. Ne restent que jusqu’à la fin de la cérémonie, les personnes vraiment proches du défunt. Le mort brûlera lentement et ses cendres seront jetées dans la rivière Bagmati . Plus le défunt sera riche, plus il pourra être brûlé près du temple. Les plus pauvres seront incinérés plus loin sur des plate-formes plus sobres.

De l’autre côté du pont qui enjambe la rivière, il y a de nombreux petits temples dédiés à Shiva. Des sadhus, ascètes hindous qui ont renoncé à la société pour se consacrer uniquement à leur quête spirituelle, y sont assis nous restons un moment à observer ce rituel qui nous reconnecte avec l’Inde et ses traditions. Une expérience humaine très intéressante et très enrichissante.

 

 « Coup’tif  » pour tous les deux

Francis avait déjà testé en Mongolie. En ce qui me concerne, je me suis dit qu’avant de gagner les plages de Malaisie, un rafraîchissement de ma coupe pourrait être le bienvenu. Dhan nous avait conseillé son coiffeur homme. C’est au «petit bonheur la chance » que dans une pâtisserie, on m’a indiqué le salon de coiffure « Faboulous Beauty ». Il m’a inspiré, enfin plutôt la coiffeuse qui parlait anglais…ça peut aider …elle a déjà travaillé plusieurs années à Lhassa !  Et le nom du salon promet!! Au Népal, les femmes ont effectivement toutes de très longs cheveux, donc j’imagine que les coiffeurs népalais n’ont pas vraiment beaucoup d’expérience en matière de coupes courtes féminines. Mais en Chine, c’est déjà plus fréquent!
Le résultat me convient et je régle 3,20 € la coupe …Par contre pour une coloration, je ne sais pas encore comment je vais faire…je ne veux pas qu’on me mette n’importe quoi sur le cuir chevelu !

De son côté Francis a eu droit à une première coupe et finalement, le jeune coiffeur n’ayant  pas coupé suffisamment court, il y est retourné! Cette fois-ci, le patron lui a fait les finitions! Total : 2,40€!

Nous voilà allégés de quelques grammes!

Prêts pour s’envoler pour Kuala Lumpur, notre premier vol depuis le 21 juillet !

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2 Comments

  • Yann
    Posted 10 novembre 2019

    Ces comptes rendus sont toujours aussi vivants, mêlant informations touristiques, récits de rencontres, découvertes de monuments, anecdotes.
    Merci les amis
    de nous embarquer ainsi virtuellement.

    • @dmin
      Posted 12 novembre 2019

      C’est vrai que vous embarquez virtuellement est plus facile que dans nos bagages 😏😘

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