Kakku et sa forêt sacrée de stupas

Plus de 2500 stupas sur 14 000 m2 , une vraie forêt de pointes élancées vers le ciel avec pour la plupart, la petite ombrelle et les clochettes qui tintinnabulent au gré du vent.

 

Jusqu’en 2000, le site était noyé dans la végétation et beaucoup de stupas étaient en ruines. Maintenant le lieu a été rénové, mais n’est pas encore très connu sur un plan touristique… parfait, juste ce qu’il nous faut !

Au centre de cette élégante «forêt » d’aiguilles sacrées se trouve une pagode, dont l’origine remonte au 3 ieme siècle av JC.

Elle abrite 4 bouddhas au pied desquels les fidèles viennent déposer des offrandes et se recueillir.

Un Stupa pour améliorer son karma


Édifier un stupa dans le bouddhisme est un acte méritoire pour améliorer son karma, et c’est certainement pour cette raison qu’il y en a tant. Au pied de chacune stupa se trouve une plaque gravée avec le nom des donateurs qui peuvent venir de loin: Malaisie, Singapour, USA..

 

.

Jour de pleine lune, clin d’œil du 11 novembre !

A 7h, nous quittons notre hôtel pour profiter pleinement du site en espérant arriver avant les touristes (pour ceux qui savent!). Kakku est à 2h de route de Nyaung Shwe. Le manager de l’hôtel nous avait suggéré de faire le trajet avec un  même taxi que nous allons garder pour la journée jusqu’à Taunggyi, notre destination finale. De toute façon, il n’y a pas de bus pour s’y rendre, alors autant conserver le même chauffeur, solution plus économique.

Surprise à l’arrivée


Sir la route, nous doublons beaucoup de motos de familles birmanes élégamment vêtues.Où vont-elles ? Quelle ne fut pas notre surprise d’apprendre qu’ aujourd’hui le 11 novembre, jour de pleine lune,  c’est LE jour du festival de Kakku. Nous arrivons en même temps que des dizaines de pèlerins, habillés dans leur tenue traditionnelle qui diffère en fonction de l’ethnie. Les Pa-o sont vêtus de noir avec un foulard coloré sur leur tête, plutôt épais qui ressemble à du tissu éponge. Les hommes le portent enroulé comme un anneau.

Au loin, on aperçoit un char doré suivi par des musiciens et derrière des  personnes qui le suivent en procession.



Parés de magnifiques, couleurs, les pèlerins avancent en file indienne pour porter des offrandes aux bouddhas à l’intérieur de la pagode. Ils les déposent et se recueillent. Puis, ils ressortent pour déambuler entre les monuments et apporter d’autres offrandes au stupa familial.


Nous sommes éberlués par tant de beauté. Le site de Kakku et ses 2500 stupas est vivant, il a bel et bien une âme.Beaucoup d es éreinté se dégage de ces lieux. Les familles se prennent en  photo, d’autres s’installent et pique-niquent. pause selfie avec des familles birmanes, les rôles s’inversent, tant mieux!


Quelle heureuse coïncidence !  Penser qu’on avait initialement prévu d’y aller le lendemain, cela aurait été dommage…

Aux alentours de midi, en repartant, nous croisons les premiers touristes. C’était vraiment chouette de se sentir « seuls » au cœur du festival !

Petit clin d’œil avec ces 2 moinillons …

Décidément les jeux de guerre dépassent les principes religieux…

   Envoyer l'article en PDF   

Leave a comment